Vous pouvez dormir tranquille, Pas de besoin de sourire à la caméra

Vous pouvez dormir tranquille

Vous pouvez dormir tranquille, Pas de besoin de sourire à la caméra

Vous pouvez dormir tranquille

Pas de besoin de sourire à la caméra

Il y a des mots plus bruyants que d’autres, même à l’écrit. Chien, table, endive ou moustache, ce ne sont pas mots qui vous feront tinter les oreilles.
En revanche, y en a d’autres qui peuvent jeter un petit malaise en provoquant des images.
En voilà un : coloscopie.
Pas le genre de terme qui rime avec partie de plaisir, nous sommes d’accord.
Pourtant, s’en faire toute une montagne risque surtout de vous filer des vertiges, alors que finalement c’est bien moins raide que ce que l’on a tendance à imaginer.
C’est sûr, il y a tout un rituel à respecter avant, et ce rituel peut donner envie de déclarer forfait et de retourner au vestiaire pour reprendre ses affaires.
Je développe :
Il faut commencer par ne rien manger, ni boire pendant 24 heures ; à part cette solution pas franchement gourmande (les gourmets, là, va falloir vous faire une raison) qui peut donner une perspective pas vraiment engageante. Parce que l’idée de cette boisson, c’est de vous purifier pour rendre votre intestin plus propre. Rassurez-vous, vous n’allez pas expérimenter le fulgurant moment de solitude de la gastro, juste rendre le « terrain » plus observable pour l’inspection. On fait dans la douceur.
Concernant la coloscopie en elle-même, on reste sur le même crédo : ne pas brusquer.
Pendant l’opération, on est sous anesthésie générale. On s’allonge, on s’endort et on fait confiance aux docteurs, parce que c’est leur métier et que c’est une mission très courante pour eux.
Pour les réticent(e)s qui font dans le farouche : faire une coloscopie ne laisse aucune trace et ce ne sera pas marqué sur votre front (ni ailleurs). J’aborde le sujet pour les quelques amis de mon entourage qui focalisent un peu trop sur l’aspect intrusif de la chose, et l’aspect égo/orgueil qui a tendance à développer la mauvaise volonté.
En ce qui me concerne, je préfère une coloscopie qui me permettra de savoir si je dois être soigné, plutôt que de remettre tout ça au petit bonheur la chance. Rappelez-vous que le cancer colorectal se soigne dans 90 % des cas quand il est détecté à temps… mais que c’est le deuxième cancer le plus meurtrier quand on le laisse traîner.
Une fois qu’on sait ça, on se dit qu’une petite coloscopie ne vous fera vraiment pas de mal, non ?

D-18/0069 établi le 15/02/2018

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